Jérôme Bouton est agriculteur céréalier et maraîcher à Saint-Benoît-sur-Loire, dans le Loiret. Il y cultive notamment la patate douce, tubercule originaire d’Amérique du Sud et très appréciée pour sa texture et ses saveurs sucrées. Sur l’exploitation de 130 ha, dont 100 ha de céréales, Jérôme Bouton cultive la patate douce sous un tunnel de 400 m2 et aussi en plein champ, avec son père : « Les plants de patate douce sont plantés en mini-motte, explique Jérôme Bouton. Ils sont conditionnés en plaques de 84 mottes de 3,5 cm de diamètre, vendus par l’entreprise Voltz. Contrairement à la pomme de terre, les plants sont racinés et déjà pourvus de feuilles. Ils sont plantés entre mi-avril et fin avril dans un tunnel froid, à la main. Pour celles de plein champ, nous attendons la fin des dernières gelées matinales de printemps, vers mi-mai. »

Le sol de l’exploitation, bordé par la Loire, est très avantageux : « C’est un sol assez sableux donc parfait pour les légumes, ajoute Jérôme Bouton. De plus, la patate douce n’est pas trop exigeante en engrais. » L’agriculteur a planté deux variétés cette année : Orléans et Evangeline, toutes deux à la chair orange. La récolte a démarré dès septembre. Elle se fait à la main ou à la sous-soleuse pour ne pas abimer les tubercules : « Le rendement varie entre 1,5 et 2 kg par pied. Selon la densité à l’hectare, on peut donc aller de 37 à 60 t/ha. »

Source : La patate douce au menu | Cultivar