Producteur de matières premières à base d’insectes, la start-up Entomo Farm a lancé un appel au Salon
de l’agriculture. Inventrice d’un procédé industriel d’élevage de ténébrions, elle recherche des partenaires agriculteurs pour faire « mûrir » ses larves. Explications sur cette diversification du futur.

Faire « pousser » des larves chez des agriculteurs partenaires puis les récupérer pour les transformer en farine et en huile et les vendre ensuite à des industriels : c’est l’idée de la start-up bordelaise Entomo Farm, producteur français de matières premières à base d’insectes.

Des tests en cours
Livrés sur palette dans des caisses de plastique noires avec toute la nourriture nécessaire, les bébés ténébrions, nés dans les locaux d’Entomo Farm, se développent en 60 jours. Les larves sont alimentées par des coproduits céréaliers récupérés chez des meuniers et un mix d’aliment top secret.

Seul soin nécessaire : les maintenir à une température de 27 °C, et les hydrater quotidiennement à l’aide d’un dispositif qui s’emboîte sur chaque caisse et met quelques secondes à apporter l’eau nécessaire. Au bout d’un mois, Entomo Farm récupère les larves – qui ont multiplié leur taille par 150 ! –, et rémunère l’agriculteur pour sa production. Un test est en cours chez une éleveuse de volaille du Gers, et un second test devrait voir le jour dans une seconde ferme d’ici le printemps. « Fabienne Jacquet héberge 297 palettes sur 1 000 », détaille Adrien Ponassié, responsable marketing et communication chez Entomo Farm. Le cycle de vie de l’insecte est de neuf semaines, le système est pensé pour envoyer chaque semaine une fournée d’insectes « mûrs » vers l’usine de transformation d’Entomo Farm. Son but : augmenter ses capacités de production de manière importante dans les années à venir.

Source : Diversification. L’élevage d’insectes au stade embryonnaire – Terres et territoires