Dans un secteur essentiellement céréalier, les champs fleuris de lin oléagineux ou de trèfle incarnat de Dominique et Philippe Budin ne passent pas inaperçus. Depuis 2001, ce couple d’agriculteurs s’est lancé dans la multiplication de semences de céréales, de fourragères et de légumineuses. Des productions passionnantes et synonymes de valeur ajoutée pour l’exploitation mais nécessitant technicité et observation.

Lin oléagineux en multiplication de semencesLa multiplication de semences est une solution possible pour introduire de nouvelles cultures dans son assolement. (©P. Budin)

Multiplication des débouchés et de la valeur ajoutée

L’allongement des rotations permet une économie d’intrants, notamment en herbicides et limite ainsi les impasses techniques. Et ce ne sont pas les seuls bénéfices !

Multiplier les cultures permet également de répartir les risques. De plus, « ces cultures en multiplication de semences apportent une réelle valeur ajoutée pour l’exploitation », précise Philippe.

Marges brutes de plusieurs cultures de Philippe et Dominique en 2017
Rendement (q/ha) Charges (€/ha) CA (€/ha) Marge brute (€/ha)
Blé
91 460 1255* 795
Fétuque élevée**(semences) 16,75 286 1675 1389
Ray-grass anglais ** (semences) 14,04 409 1517 1108
Trèfle violet ** (semences) 5,81 249 1133 884
Le blé est à destination des industriels et/ou meuniers et les trois cultures en multiplication de semences.

* Pour le blé, la marge brute est sous réserve d’un complément de prix. ** Des frais d’analyse sont à ajouter pour les cultures de semences fourragères et légumineuses, pour la fétuque et le ray-grass anglais, un forfait de 99 euros et pour le trèfle, un forfait de 116 euros.

Source : L’expérience de Philippe Budin dans l’allongement de ses rotations

Catégories : BiodiversitéProtection des plantes